Paul MICLAU
Monsieur MICLAU,
Vous effectuez vos études à la Faculté de philologie de l’Université de Bucarest où vous débutez en 1954 et êtes nommé professeur en 1972. Vous complétez votre formation par de nombreuses spécialisations effectuées en France. Vous êtes titulaire d’un doctorat de l’université de Montpellier sur le signe linguistique et avez été à plusieurs reprises lecteur en France, à l’université de Montpellier de 1966 à 1968 et à la Sorbonne de 1987 à 1988, et maître de langues à l’Institut national de langues et de civilisation orientales (INALCO) de 1988 à 1991. A la faculté des langues romanes, classiques et orientales de l’Université de Bucarest, vous avez assumé plusieurs fonctions de direction : chef de département en 1970 et 1977, vice-doyen en 1971, doyen en 1972. Vous serez également doyen de la faculté de langues étrangères pendant 10 ans, avant de devenir doyen en 1994, puis recteur en 1995 de l’Ecole supérieure de Journalisme de Bucarest.
Si vous êtes présent ici ce soir, c’est aussi pour rendre hommage à votre activité dans le domaine littéraire et à votre contribution au rayonnement de la culture française en Roumanie et de la culture roumaine en France grâce à vos travaux de traduction.
Infatigable poète, vous publiez et enrichissez régulièrement une œuvre dans laquelle le sonnet trouve une place privilégiée, une prose qui s’attache aux destinées à la croisée des chemins. Votre ouvrage Roumains déracinés que vous traduisez vous-même en français, paru en 1995 en France, remporte le Prix de l’Association des Ecrivains de langue française en 1996. Ce n’est là qu’une des nombreuses récompenses qui vous honorent. La qualité de vos traductions doit évidemment beaucoup à la perception que vous avez du monde poétique, un monde qui est le vôtre. Vous savez transcrire dans une autre langue l’indicible. Les nombreux prix qui célèbrent vos traductions en témoignent dont le dernier que vous avez reçu : la médaille Eminescu accordée par le Président de la Roumanie pour la traduction en français de ses Poésies en 2000.
Monsieur Miclau, au nom du ministre de la Culture et de la Communication, je vous nomme Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres.
