Tribune pour Bucarest Hebdo (4 février 2008)

Le Président de la République, Nicolas SARKOZY, effectuera une visite à Bucarest le lundi 4 février. Cette visite lui permettra de s’entretenir avec le Président BASESCU, avec le Premier Ministre Calin Pospescu-Tariceanu, et de s’adresser aux deux chambres réunies du Parlement. Un tel événement revêt pour nous, Français, une signification particulière, car il rencontrera la communauté française de Roumanie, huit mois après son élection, et ce sera aussi l’occasion de tracer des perspectives pour ces Français de l’étranger qui, chacun à sa manière, sont aussi des ambassadeurs de la France.

Cette visite lui permettra de saluer l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, que la France a beaucoup soutenue, et il notera certainement avec plaisir la prochaine ratification du Traité de Lisbonne, qui est à l’ordre du jour du même Parlement. Cela constituera enfin un moment privilégié pour nos deux pays, unis par une amitié forte et ancienne.

Mais il ne s’agit pas seulement d’histoire et de tradition : nos relations sont modelées aujourd’hui par des échanges économiques particulièrement dynamiques (la France est le 3ème partenaire commercial de la Roumanie), des investissements considérables (près de 5 milliards d’euros), une coopération universitaire des plus actives (nous sommes le premier pays d’accueil des étudiants roumains à l’étranger), des jumelages nombreux (600 partenariats entre collectivités locales françaises et roumaines). Sur le plan politique, nos convergences sont très fortes, que ce soit à l’intérieur de l’Union européenne ou de l’Alliance atlantique, alors que Bucarest va accueillir le sommet de l’OTAN , ou encore sur les grands sujets de politique internationale.

Une nouvelle impulsion est toutefois nécessaire : la visite du Président SARKOZY va nous permettre de passer à une vitesse supérieure, avec la mise en place d’un véritable partenariat stratégique, le premier que la France passe avec un pays d’Europe centrale et orientale. Le niveau de notre dialogue va être rehaussé, des réponses concrètes vont être recherchées aux enjeux d’avenir qui se posent à nos deux pays. C’est là le sens de cette visite officielle, une visite d’amitié, mais aussi une visite de travail qui va poser un nouveau cadre aux relations franco-roumaines.