« La ligne et la couleur : le dessin à Florence au XVIIème siècle »

Exposition de chefs-d’œuvres du Musée du Louvre, du 26 septembre 2008 au 11 janvier 2009, au Musée National d’Art du Roumanie

Après « Ombres et lumières », le Musée du Louvre expose à Bucarest une soixantaine d’œuvres faisant partie d’une collection unique de dessins italiens du XVIIème siècle, qu’il vient de restaurer et qui n’ont jamais été présentés au public. Cet ensemble sera complété par deux célèbres peintures florentines de Carlo Dolci appartenant elles aussi au Musée du Louvre.

Marqués par une forte appartenance à une tradition esthétique passant par la pratique du dessin, les Florentins du XVIIème siècle sont les maîtres de la ligne de contour, des hachures structurées, des effets les plus délicats du « sfumato », à une période où l’on relit le Traité de la peinture de Léonard de Vinci. Ils sont les premiers, après Federico Barocci, à utiliser le pastel, jouant sur les fondus colorés que cette technique rend possibles. Les Florentins sont sensibles au luminisme du caravagisme, ils enrichissent leur passion pour le « naturale » - l’observation des corps ou la description des paysages dans les environs de Florence - par leur goût pour le théâtral, les costumes, la musique.

Le Musée du Louvre conserve l’un des ensembles les plus complets des dessins du XVIIe siècle italien, grâce à la collection de Filippo Baldinucci - conseiller du cardinal Léopold de Médicis, historien et lui-même grand collectionneur d’art. Cette collection a été acquise à Florence par Dominique Vivant Denon en 1806.

L’exposition permet de suivre l’évolution du dessin vers les formes baroques, l’adhésion au style romain par les grands artistes italiens que sont Giovanni da San Giovanni, Carlo Dolci, Francesco Furini, Cecco Bravo et des « baroques » comme Baldassarre Franceschini, dit il Volterrano.

A l’occasion du vernissage, à 20 heures, et pour illustrer en musique le propos de l’exposition, l’ensemble français « Les Basses Réunies » a donné un concert intitulé « Amour et désolation » consacré à Monteverdi et Frescobaldi, musiciens contemporains des dessins de l’exposition.