Célébration du 20 ème anniversaire de la ratification de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant par la Roumanie

Au cours de ces 20 ans, les autorités et la société civile, avec le soutien important de l’Union européenne et des ONG internationales,  ont  entrepris de réformer la législation et les services en faveur des enfants et des familles et de faire évoluer mentalités et pratiques. La France s’est impliquée fortement au long de ces années pour soutenir la Roumanie dans cet effort.

En novembre 2009, avec nos partenaires et amis de la Délégation Wallonie Bruxelles, de l’Organisation internationale de la Francophonie - qui s’est attachée à mobiliser les différents réseaux institutionnels de la Francophonie sur ce thème- et avec l’UNICEF, nous avions déjà soutenu l’organisation d’un évènement célébrant les droits de l’enfant et nous étions donné ce rendez-vous aujourd’hui …

Un an après, nous nous interrogeons.
« Nous sommes au milieu du gué » disait un des anciens Secrétaires d’Etat chargé des droits de l’enfant.
Malheureusement, à l’occasion de cet anniversaire, nous ne pouvons céder à l’enthousiasme du gué traversé…et comme nous le dirions à un ami pour continuer à cheminer ensemble, nous souhaitons interpeller nos amis roumains sur l’engagement pris en 1990 pour les enfants, engagement qui ne semble plus prioritaire en Roumanie actuellement.

Des constats nous alertent tels l’augmentation de la pauvreté des enfants, le taux de mortalité infantile le plus élevé de l’UE, les discriminations encore fréquentes pour les enfants handicapés ou de familles défavorisées, les maternités précoces,
le nombre d’enfants exploités ou délaissés,  le gel de la réforme de la justice des mineurs…
ainsi que le signe négatif donné par la suppression, en juin 2010, de l'Agence nationale de protection des Droits de l'enfant, qui avait été créée avec le soutien de l’UE.

Notre présence aujourd’hui est un signe et un soutien à l’appel des enfants et des jeunes qui se sont impliqués dans la préparation de cette journée, pour dire à tous les responsables politiques, aux adultes, parents et professionnels que l’avenir de ses enfants, de tous ses enfants  est une  priorité pour un pays, quels que soient les soucis du moment.
Ecoutons ce qu’ils ont à nous dire à ce sujet.

Et sachez que vous nous trouverez pour cela encore à vos côtés si vous le souhaitez, y compris dans le partage avec les pays de la région de l’expérience acquise ensemble.