Discours de l'Ambassadeur de France à l'occasion du Congrès International de l'Association "Henri Capitant" (25 mai 2010)

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres de l'association Henri Capitant,
Chers Amis,


Après, le Maroc, la Colombie, la Louisiane et la Suisse, et depuis 20 ans que votre association organise des journées internationales, je me réjouis que ce soit cette année en Roumanie que vous ayez choisi de vous réunir.
                  
Votre présence dans ce pays latin, mais aussi imprégné de culture slave, ottomane et orientale, aux confins de l’orient et de l’Occident, disait on autrefois, n'est pas un hasard.

Elle est évidemment dûe à l'influence manifeste du droit français sur le système juridique roumain, et des liens très forts entre les juristes de ces deux pays.

Votre fondateur Henri Capitant en est l'illustration, lui qui s'est rendu dans l' Entre Deux Guerres à plusieurs reprises en Roumanie, qui fut fait docteur honoris causa des universités de Bucarest et de Iasi, et qui fut reçu comme membre de l'Académie Roumaine.

Cette communauté de culture juridique est d'ailleurs un des domaines d’action de cette ambassade et  j'y suis moi-même très attaché.
                  
Ainsi nous soutenons activement le collège juridique franco-roumain, filière d'excellence reconnue et récemment décorée par le Président de Roumanie.

J'ai aussi initié la création de l'Association Franco Roumaine des Juristes, présidée par le Doyen Baias et dont je suis, avec le Ministre de la Justice, président d'honneur. Cette association a précisément pour but d'entretenir cette communauté de culture juridique entre nos deux pays. Elle organise notamment le mois prochain à Bucarest un séminaire sur l'efficacité de la justice.

Mais le partage d'une même culture ne se résume pas à celui de travaux scientifiques. Car une culture s'ancre dans le temps et dans l'espace. L'organisation de vos journées l'illustre, et notamment l'usage qui veut que vos travaux se tiennent en deux endroits différents du pays d'accueil.

En ayant choisi de travailler à Bucarest et à Cluj, vous pourrez vous imprégner de deux facettes essentielles de ce pays, qui en compte bien d’autres. Mais  on dit de Cluj qu'elle est la terre du code civil et, donc vous ne pouviez pas manquer cette belle capitale de la Transylvanie.

Un dernier mot pour vous remercier encore une fois d’avoir choisi la Roumanie, et d’y faire vivre ainsi la Francophonie, une fois encore.